Réunion d’Information Syndicale 1er degré, à Baud, le 25 mars 2026

Réunion syndicale Premier degré

Chères collègues, chers collègues,

Surcharge administrative, multiplication des missions invisibles, pression sur les résultats, manque de remplaçant·es, précarité persistante des AESH, inclusion au forceps…

Au quotidien, nous constatons toutes et tous que le service public d’éducation tient de plus en plus grâce à l’engagement des personnels, et non avec des moyens à la hauteur des besoins. Pendant ce temps là, le Privé continue de sélectionner ses élèves et ne prend pas sa part des élèves à besoins éducatifs particuliers.

L’épuisement, ce sont des arrêts maladie ordinaire, des burn out, des demandes de mi-temps thérapeutiques, de temps partiel pour tenir… Dans tous les cas, notre employeur n’est en aucune manière mis devant ses responsabilités. Depuis la rentrée 2025, 211 fiches SST dans le 1er degré sur 352 ont été remplies au 16 février dont une très grande majorité comportent les mots : épuisée, à bout, à l’aide, au bord du craquage, coups, insultes, danger, arrêt maladie, cris, douleurs, élève ingérable, élève incontrôlable…

La plupart des réponses de l’administration renvoie au PAS, à la cellule psy de la MGEN… Si dans certains cas, la situation s’améliore, c’est au prix de notre santé. Et pour la majorité des cas, cela continue… Pire, on entend dire de la part de notre hiérarchie que les collègues font trop de fiches SST, « embolisent » le RSST. Et il faudrait se taire en plus ! Quel mépris.

Nous partageons l’objectif d’une école inclusive, mais celle-ci ne peut exister sans moyens humains, matériels et institutionnels à la hauteur. Aujourd’hui, l’inclusion repose trop souvent sur le bricolage : notifications non suivies d’affectations, AESH à temps incomplets ou mutualisés à l’extrême, formation insuffisante des personnels, classes surchargées, manque de temps pour la concertation. Cela aussi crée de la souffrance professionnelle, de l’épuisement et parfois des situations impossibles à gérer pour les équipes.

Surcharge de travail, épuisement, manque de reconnaissance et dégradation des conditions d’apprentissage. L’inclusion sans moyens met tout le monde en souffrance — personnels, familles, élèves, qu’ils aient des besoins particuliers ou non.

  • des créations de postes massives : AESH sous statut pérenne et à temps plein, personnels de santé et médico-sociaux, remplaçant·es en nombre suffisant
  • une réduction des effectifs par classe et la fin de la logique d’inclusion sans moyens
  • du temps institutionnalisé pour la concertation et une formation ambitieuse sur les besoins éducatifs particuliers
  • la reconnaissance réelle du travail invisible des personnels et de leur expertise professionnelle.

La solidarité entre personnels est essentielle pour ne pas rester isolé·es face aux difficultés. En se regroupant, en échangeant et en s’organisant collectivement, nous pouvons peser pour obtenir des avancées concrètes. Le syndicalisme est un outil pour faire entendre nos réalités de terrain et imposer d’autres choix.

Notre employeur en est pénalement responsable, comme la loi l’indique. Faisons respecter nos droits, nos métiers, notre dignité.

C’est sa raison d’être. Ensemble, faisons entendre nos voix pour une école publique qui respecte ses personnels et ses élèves.

Syndicalement,

Le Bureau Syndical.